Prendre soin de son périnée en périnatalité

La grossesse et le post-partum sont des périodes de transformations profondes, physiques autant qu’émotionnelles. Au fil des mois, le corps s’adapte, évolue, se réorganise pour porter, puis mettre au monde un enfant.

Au fil de cette évolution, de nouvelles sensations peuvent apparaître :

  • une impression de pesanteur dans le bas du ventre 
  • des petites fuites urinaires à l’effort 
  • une gêne périnéale
  • une sensation de faiblesse ou de relâchement
  • ou simplement l’impression que son corps ne répond plus tout à fait comme avant

Certaines femmes traversent la grossesse et le post-partum sans symptôme particulier. D’autres ressentent des inconforts temporaires ou plus persistants, souvent accompagnés de nombreuses interrogations.

Ces situations sont fréquentes, mais restent encore trop peu évoquées. Par manque d’information, par pudeur, ou simplement parce que certains symptômes sont souvent banalisés, de nombreuses femmes n’osent pas en parler ou ne savent pas toujours vers qui se tourner. Pourtant, mieux comprendre les changements de son corps permet de vivre cette période avec plus de sérénité et d’identifier plus facilement quand un accompagnement peut être utile.

Chez MyLittlePessaire, nous avons à cœur de proposer une information claire, accessible et sans tabou autour de la santé pelvienne pendant la grossesse et après l’accouchement.

Parce que chaque femme, chaque corps et chaque grossesse sont uniques.

Le périnée pendant la grossesse : comprendre les changements

Pendant la grossesse, le périnée joue un rôle essentiel dans l’équilibre et le soutien du bassin. Cet ensemble de muscles, de ligaments et de tissus situé à la base du pelvis agit comme un véritable “trampoline” musculaire. Il soutient les organes pelviens : la vessie, l’utérus, et le rectum, et compense les pressions intra-abdominales exercées au quotidien lors de nos activités.

Au fil des mois de grossesse, le périnée doit s’adapter à des contraintes importantes :

  • le poids grandissant du bébé
  • l’augmentation de la pression abdominale
  • les modifications hormonales
  • les changements posturaux liés à la grossesse

À mesure que l’utérus grandit, son poids augmente et le centre de gravité du corps se déplace vers l’avant. Pour conserver son équilibre, la future maman adapte naturellement sa posture, tandis que les contraintes exercées sur le plancher pelvien deviennent progressivement plus importantes. 

Parallèlement, les hormones de la grossesse contribuent à assouplir progressivement les ligaments et les tissus conjonctifs afin de préparer le bassin au passage du bébé lors de l’accouchement.

Cette adaptation permanente peut parfois entraîner différentes sensations :

  • pesanteur dans le bas du bassin 
  • tiraillements
  • sensation de pression vaginale
  • fatigue périnéale
  • petites fuites urinaires à l’effort (toux, rire, éternuement, sport…)

Ces symptômes sont fréquents pendant la grossesse et ne signifient pas forcément qu’il existe un prolapsus ou une pathologie sévère, ou même qu’ils seront toujours là après l’accouchement. Ils traduisent souvent un périnée fortement sollicité.

À l’inverse, un périnée peut parfois être trop contracté ou sous tension permanente, ce qui peut également provoquer de l’inconfort, des douleurs ou des difficultés à bien relâcher les muscles.

 La santé périnéale ne se résume donc pas à la tonicité : un périnée en bonne santé est avant tout un périnée capable de s’adapter, de soutenir lorsque cela est nécessaire et de se relâcher au bon moment.

Chaque femme vit donc la grossesse différemment, avec un périnée qui réagit selon sa morphologie, ses antécédents, le nombre de grossesses, son activité physique, ou encore la qualité du tissu conjonctif.

La plupart de ces adaptations sont temporaires et régressent progressivement après la naissance. Lorsque les symptômes deviennent importants, persistent malgré le repos ou s’accompagnent d’une sensation de boule dans le vagin, de difficultés urinaires ou d’un inconfort qui limite les activités quotidiennes, il est important d’en parler à un professionnel de santé.

Mieux comprendre le rôle du périnée pendant la grossesse permet souvent de mieux écouter son corps, d’adapter certaines habitudes du quotidien et de savoir quand demander conseil à un professionnel de santé.

Les inconforts fréquents pendant la grossesse

Les varices vulvaires, un inconfort fréquent mais encore méconnu

Les varices vulvaires font partie des manifestations les moins connues de la grossesse, alors qu’elles concernent de nombreuses femmes.

Sous l’effet des hormones, de l’augmentation du volume sanguin et de la pression exercée par l’utérus sur les veines du bassin, le retour veineux devient moins efficace. Le sang a davantage tendance à stagner dans les veines pelviennes, ce qui peut entraîner leur dilatation au niveau de la vulve.

Certaines femmes ne remarquent que des veines plus apparentes. D’autres décrivent une sensation de lourdeur, de gonflement, de pression ou de brûlure, souvent plus marquée après une journée passée debout ou en fin de grossesse.

Bien qu’impressionnantes, les varices vulvaires sont le plus souvent bénignes et régressent spontanément après l’accouchement.

Lorsqu’elles deviennent particulièrement gênantes, certaines mesures permettent toutefois d’améliorer le confort : varier les positions au cours de la journée, éviter les stations debout prolongées, pratiquer une activité physique adaptée ou privilégier le repos en position allongée sur le côté gauche.

Chez certaines femmes, une contention pelvienne spécifiquement conçue pour la grossesse peut également apporter un soulagement significatif. 

C’est notamment le cas de la sur-culotte de contention pelvienne Pelvinity, développée pour accompagner les femmes souffrant de varices vulvaires ou d’autres symptômes liés à l’insuffisance veineuse pelvienne pendant la grossesse.

Les douleurs de la ceinture pelvienne

Certaines femmes développent également des douleurs au niveau de la ceinture pelvienne, un ensemble d’articulations et de ligaments qui relient les deux os du bassin.

Sous l’effet des hormones de la grossesse, les ligaments deviennent progressivement plus souples afin de permettre au bassin de s’adapter à la croissance du bébé et de préparer l’accouchement.

Les douleurs peuvent apparaître au niveau du pubis, dans le bas du dos, au niveau des articulations sacro-iliaques, des fesses ou parfois jusque dans les hanches. Elles sont souvent déclenchées par des mouvements qui sollicitent le bassin de manière asymétrique, comme monter un escalier, enjamber un obstacle, sortir d’une voiture, se retourner dans le lit, marcher longtemps ou rester debout de façon prolongée.

Une prise en charge précoce par un kinésithérapeute ou une sage-femme formé(e) à la prise en charge des douleurs pelviennes de la grossesse permet souvent d’obtenir une amélioration significative.

Dans certaines situations, le port d’une ceinture de soutien pelvien peut également contribuer à stabiliser le bassin et à diminuer les douleurs lors des déplacements ou des activités quotidiennes.

Si la douleur devient importante, gêne la marche ou apparaît brutalement, il est important d’en parler au professionnel de santé qui suit votre grossesse afin d’en rechercher la cause et de mettre en place une prise en charge adaptée.

Constipation, hémorroïdes et périnée

La constipation et les hémorroïdes figurent parmi les inconforts les plus fréquents pendant la grossesse. Elles entretiennent des liens étroits avec la santé pelvienne.

Pendant la grossesse, plusieurs mécanismes favorisent le ralentissement du transit intestinal. Les hormones, en particulier la progestérone, diminuent naturellement la motricité de l’intestin. À mesure que l’utérus prend de la place dans l’abdomen, il exerce également une pression croissante sur le tube digestif.

Lorsque les selles deviennent plus difficiles à évacuer, les efforts de poussée se multiplient. Chaque poussée augmente fortement la pression exercée sur le plancher pelvien. Répétés au fil des semaines, ces efforts peuvent majorer la sensation de pesanteur, favoriser les fuites urinaires chez certaines femmes ou aggraver un prolapsus lorsqu’il est déjà présent.

Préserver un transit régulier fait donc pleinement partie de la prévention des troubles pelvi-périnéaux. Une alimentation suffisamment riche en fibres, une bonne hydratation, une activité physique adaptée à la grossesse et le fait de ne pas retarder l’envie d’aller à la selle constituent les premières mesures recommandées.

Prendre soin de son périnée, ce n’est donc pas seulement réaliser des exercices ciblés : c’est aussi préserver l’équilibre de l’ensemble des structures qui travaillent avec lui au quotidien.

Préparer son périnée à l'accouchement

ongtemps, la préparation du périnée a été résumée à une idée simple : il faudrait le « renforcer » avant l’accouchement. Pourtant, un périnée efficace n’est pas simplement un périnée tonique, mais un périnée capable de s’adapter aux différentes sollicitations auxquelles il est confronté.

Pendant la grossesse, le plancher pelvien doit continuer à soutenir les organes pelviens et à participer à la continence malgré l’augmentation progressive des pressions exercées sur le bassin.
A l’accouchement, il devra également être suffisamment souple et coordonné pour laisser passer le bébé dans les meilleures conditions.

Il est donc important d’apprendre à connaître son corps, à identifier les sensations de contraction et de relâchement, à respirer, à relâcher certaines tensions, à améliorer la mobilité du bassin et à développer la souplesse périnéale.

Trop affaibli ou trop contracté ?

Contrairement à une idée reçue, tous les troubles pelvi-périnéaux ne sont pas liés à un manque de tonicité. Certaines femmes présentent effectivement un périnée affaibli. D’autres, développent un périnée très contracté, parfois sans s’en rendre compte. Cette hypertonie peut être favorisée par le stress, certaines activités sportives, des douleurs chroniques ou simplement par la façon dont on utilise spontanément sa musculature.

Un muscle qui reste constamment contracté n’est pas plus performant : il a besoin d’alterner contraction et relâchement pour fonctionner efficacement. L’objectif n’est donc jamais d’obtenir un périnée « dur » ou « puissant », mais un périnée capable de fournir l’effort adapté au bon moment.

Le périnée pendant l'accouchement

Au moment de l’accouchement, le périnée joue un rôle central. Il doit trouver un équilibre subtil entre soutien, tonicité, relâchement et souplesse.

Pendant le travail et la naissance, ces muscles doivent progressivement se détendre et s’assouplir pour permettre le passage du bébé tout en continuant à accompagner les structures du bassin.

Cet équilibre est essentiel. Un périnée très tendu ou difficile à relâcher peut compliquer certaines phases de la poussée et majorer l’inconfort. À l'inverse, un périnée très fragilisé ou peu soutenant peut être plus exposé à certaines lésions ou à une récupération plus lente après l’accouchement.

C’est précisément pour cette raison que la préparation périnéale ne consiste pas uniquement à développer la tonicité musculaire. Le relâchement, la respiration et la conscience corporelle jouent eux aussi un rôle essentiel au moment de la naissance. 
C’est la raison pour laquelle apprendre à connaître son périnée pendant la grossesse peut faire une réelle différence. 

 

Déchirures périnéales et épisiotomies

Les déchirures périnéales sont fréquentes, en particulier lors d’un premier accouchement par voie basse. Leur survenue dépend de nombreux facteurs, parmi lesquels :

  • la taille et la position du bébé
  • la rapidité ou, au contraire, la longueur de l’expulsion
  • le recours éventuel à une ventouse ou à des forceps
  • la qualité des tissus conjonctifs la mobilité du bassin
  • les caractéristiques anatomiques propres à chaque femme

Aucun de ces facteurs ne permet de prédire à lui seul la survenue d’une déchirure. Une femme qui présente une déchirure n’a donc pas « mal préparé » son périnée.

L’épisiotomie consiste à réaliser une incision du périnée afin d’agrandir l’ouverture vaginale et de faciliter la naissance lorsque l’équipe obstétricale estime que cela est nécessaire.

Aujourd’hui, l’épisiotomie n’est plus systématique. Elle est réservée à certaines situations précises, par exemple lorsqu’il est nécessaire d’accélérer rapidement la naissance, en cas d’utilisation d’instruments obstétricaux ou lorsque l’équipe médicale estime qu’elle peut permettre de limiter le risque d’une déchirure plus sévère.

Dans la grande majorité des accouchements, le périnée est laissé libre de s’étirer naturellement.

Peut-on prévenir les lésions du périnée ?

Aucune méthode ne permet de supprimer totalement le risque de déchirure ou d’épisiotomie.

En revanche, plusieurs approches peuvent contribuer à optimiser les conditions de l’accouchement lorsqu’elles sont intégrées dans une préparation globale. 

Ces mesures n’ont pas pour objectif de « rendre le périnée plus résistant », mais plutôt de favoriser sa capacité d’adaptation au moment de la naissance. En voici quelques unes d'entres elles : 

  • apprendre à relâcher son périnée
  • travailler sa respiration
  • améliorer la mobilité du bassin
  • réaliser un massage périnéal lorsqu'il est indiqué
  • maintenir une activité physique adaptée
  • prévenir la constipation

Comment préparer concrètement son périnée ?

La préparation périnéale ne recherche pas la performance. Elle vise avant tout à mieux connaître son corps, à gagner en confiance et à développer les capacités d’adaptation de son périnée en vue de l’accouchement.

Selon les besoins de chaque femme, elle peut notamment comprendre :

  1. des exercices de respiration
  2. un travail de mobilité du bassin
  3. des exercices de perception du périnée
  4. un travail postural
  5. la prévention de la constipation
  6. une activité physique adaptée à la grossesse
  7. des massages périnéaux lorsqu’ils sont indiqués
  8. ou encore l’utilisation de dispositifs médicaux spécifiquement conçus pour accompagner cette préparation comme ➡️ Emagina

Ces différentes approches sont généralement proposées en complément du suivi assuré par la sage-femme ou le gynécologue-obstétricien.

Mieux connaître son périnée permet souvent d’aborder cette étape avec davantage de confiance. Cette meilleure connaissance sera également précieuse après la naissance, au moment de débuter la récupération et la rééducation périnéale.

Emagina, un dispositif médical pour accompagner la préparation périnéale

Emagina est un dispositif médical connecté français, conçu comme un véritable coach pour la préparation du périnée pendant la grossesse.

Grâce à son ballon en silicone médical et à son application mobile, il permet de réaliser des exercices à domicile visant à :

  • prendre conscience de son périnée
  • travailler la respiration
  • améliorer le relâchement musculaire 
  • assouplir progressivement les tissus périnéaux

L’application guide les exercices étape par étape, permet de visualiser sa progression et offre un retour visuel grâce au biofeedback. Cette technologie permet de visualiser sur l’application mobile l’activité du périnée lors des exercices.

L’objectif n’est pas la performance, mais une préparation douce, progressive et encadrée par un protocole conçu par des obstétriciens, des sages-femmes et des kinésithérapeutes, et validé cliniquement pour son efficacité et sa sécurité. Pour que le corps et le mental soient aussi prêts que possibles pour le jour J.

Le dispositif peut être utilisé à partir du 5ᵉ mois de grossesse, à raison de 2 séances de 12 à 30 minutes par semaine, puis jusqu’à 3 séances hebdomadaires à partir du 8ᵉ mois selon les recommandations du professionnel de santé.

Chaque grossesse est différente. L’utilisation d’un dispositif de préparation périnéale comme Emagina doit toujours être discutée avec le professionnel de santé qui suit la grossesse et encadrée par un soignant.

Après l’accouchement : accompagner la récupération

Après un accouchement, le périnée a été fortement sollicité. Qu’il y ait eu une déchirure, une épisiotomie ou simplement le passage du bébé, les muscles et les ligaments ont été étirés et peuvent perdre temporairement en tonicité ou avoir été endommagés. 

Il est donc fréquent de ressentir une sensation de relâchement, de lourdeur, ou d’observer de petites fuites urinaires ou encore des fuites de selles ou de gaz, notamment à l’effort.

La récupération ne dépend toutefois pas uniquement des muscles. Les ligaments et les tissus conjonctifs, qui jouent eux aussi un rôle essentiel dans le soutien des organes pelviens, poursuivent leur cicatrisation pendant plusieurs mois après l’accouchement. Chez les femmes qui allaitent, cette période peut être encore plus longue.

Chaque femme récupère à son propre rythme. Certaines retrouvent rapidement leurs sensations habituelles, tandis que d’autres auront besoin de plusieurs mois avant de se sentir pleinement à l’aise dans leur corps.

Cette variabilité dépend de nombreux facteurs : le déroulement de la grossesse, le type d’accouchement, l’importance des éventuelles lésions périnéales, les grossesses précédentes, mais aussi les caractéristiques propres aux tissus de chacune.

 

La rééducation périnéale permet justement de retrouver progressivement force, coordination et souplesse. Elle ne consiste pas seulement à « renforcer » le périnée, mais aussi à apprendre à mieux le contrôler, le relâcher et l’intégrer dans les mouvements du quotidien.

La rééducation périnéale est importante même si l’accouchement a eu lieu par césarienne : le périnée a soutenu le poids du bébé pendant toute la grossesse et a donc été beaucoup sollicité.

Prendre soin de son périnée après l’accouchement, c’est ainsi accompagner progressivement sa récupération et préserver son confort au quotidien.

Quand certains symptômes persistent

Si de nombreuses gênes s’améliorent spontanément au fil des semaines, certains symptômes méritent d’être évalués lorsqu’ils persistent, s’aggravent ou deviennent gênants dans la vie quotidienne.

Une sensation durable de pesanteur dans le vagin, une impression de boule qui descend, des fuites urinaires répétées, des difficultés à retenir les gaz ou les selles, des douleurs persistantes ou encore une gêne lors de la reprise des activités physiques ou des rapports sexuels ne doivent pas être considérées comme un passage obligé après une grossesse.

Ces symptômes peuvent traduire différents troubles du plancher pelvien, comme une incontinence urinaire à l’effort, un prolapsus ou une récupération périnéale incomplète.

S’ils sont fréquents, ils ne sont pas pour autant une fatalité. Ils méritent d’être mieux compris et correctement pris en charge.

Plus ils sont pris en charge précocement, plus les possibilités de récupération sont importantes. C’est pourquoi il est recommandé de ne pas attendre plusieurs mois avant d’en parler à un professionnel de santé formé en pelvi-périnéologie si ces difficultés persistent ou altèrent votre qualité de vie.

La prise en charge dépend toujours de la nature des symptômes, de leur intensité, du temps écoulé depuis l’accouchement et des objectifs de chaque femme.

Pour en savoir plus sur ces deux sujets et mieux comprendre les solutions possibles, vous pouvez consulter nos pages dédiées à l’incontinence urinaire à l’effort et au prolapsus.

Les pessaires, alliés du périnée pendant la grossesse et en post-partum

Les pessaires sont des dispositifs médicaux en silicone insérés dans le vagin afin de soutenir les organes pelviens et de soulager certains symptômes pouvant apparaître pendant une grossesse ou après un accouchement : sensation de pesanteur, de boule vaginale ou d’inconfort au niveau du périnée, symptômes urinaires, …

Particulièrement utiles en cas de prolapsus post-partum, les pessaires procurent un soutien mécanique immédiat et permettent à de nombreuses femmes de retrouver plus de confort dans leurs activités quotidiennes, qu’il s’agisse de marcher, porter leur bébé ou reprendre une activité physique.

Simples et non chirurgicaux, ils constituent une option thérapeutique de première intention recommandée par la Haute Autorité de Santé (HAS). Ils constituent un complément précieux de la rééducation périnéale afin d’accompagner la récupération du plancher pelvien après l’accouchement, et la cicatrisation des ligaments en position physiologique.

Contrairement aux idées reçues, les pessaires ne sont pas réservés aux femmes âgées ou aux formes sévères de prolapsus. Ils sont utilisés par de nombreuses jeunes mamans ou femmes enceintes souhaitant soulager leurs symptômes, protéger leur périnée, et retrouver une vie quotidienne plus confortable pendant la grossesse ou la période de post-partum.

Utiliser un pessaire pendant la grossesse nécessite l’avis du gynécologue qui suit la grossesse.

La rééducation périnéale : accompagner le corps dans sa récupération

En France, la rééducation périnéale fait partie intégrante du suivi proposé après un accouchement. Pourtant, son intérêt est parfois mal compris. Beaucoup de femmes l’imaginent comme une simple série d’exercices destinés à « remuscler le périnée ». En réalité, cette vision est très réductrice.

Après la naissance, le plancher pelvien doit retrouver progressivement sa capacité à fonctionner de manière harmonieuse. Les muscles ont besoin de récupérer, mais ils doivent aussi réapprendre à se coordonner avec la respiration, les muscles abdominaux profonds et l’ensemble de la sangle lombo-pelvienne.

La rééducation ne cherche donc pas uniquement à renforcer le périnée. Selon les besoins de chaque femme, elle peut également viser à améliorer la perception du plancher pelvien, restaurer sa mobilité, apprendre à mieux le relâcher lorsqu’il est trop contracté, retrouver une bonne synchronisation avec la respiration ou encore reprendre progressivement certaines activités sans majorer les contraintes exercées sur le bassin.

Un accompagnement qui s’adapte à chaque femme

La rééducation périnéale est réalisée par un professionnel de santé formé en pelvi-périnéologie, le plus souvent une sage-femme ou un kinésithérapeute spécialisé.

Les premières séances commencent généralement par un bilan complet. Celui-ci ne consiste pas seulement à mesurer la force du périnée. Le professionnel évalue également la qualité des contractions, la capacité de relâchement, la respiration, la posture, les éventuelles douleurs, la cicatrisation, la mobilité des tissus ainsi que les symptômes ressentis au quotidien.

À partir de cette évaluation, un programme individualisé est proposé. Il peut associer des exercices manuels, un travail respiratoire, des conseils posturaux, des exercices fonctionnels ou encore l’utilisation d’outils de biofeedback.

L’objectif est de retrouver un périnée fonctionnel, capable de répondre efficacement aux sollicitations de la vie quotidienne plutôt que d’obtenir une contraction maximale.

Et après les séances ?

La récupération du périnée ne s’arrête pas à la porte du cabinet.

Comme tout apprentissage moteur, les bénéfices de la rééducation reposent en partie sur la régularité. Reproduire certains exercices à domicile, intégrer progressivement les bons réflexes dans les gestes du quotidien et reprendre l’activité physique de manière adaptée permettent de consolider les progrès réalisés au fil des séances.

La rééducation s’inscrit donc dans une démarche plus large : accompagner le corps pendant toute cette période de reconstruction, afin de retrouver durablement confort, confiance et qualité de vie.

Poursuivre sa rééducation à domicile grâce au biofeedback

La rééducation ne s’arrête pas à la fin des séances réalisées avec une sage-femme ou un kinésithérapeute. Pourtant, il n’est pas toujours facile de savoir si l’on contracte correctement son périnée lorsqu’on s’exerce seule à la maison.

Le biofeedback répond précisément à cette difficulté.

Cette technologie permet de transformer l’activité des muscles du plancher pelvien en informations visuelles affichées sur une application mobile. Les exercices deviennent ainsi plus faciles à comprendre, plus précis et souvent plus motivants

La sonde périnéale connectée Emy (dispositif médical) est une innovation française brevetée, développée en collaboration avec des professionnels de santé spécialisés dans la rééducation pelvi-périnéale. Elle accompagne les femmes dans leur rééducation du périnée après l’accouchement, en complément du suivi réalisé par une sage-femme ou un kinésithérapeute.

Connectée à une application mobile, Emy propose 32 exercices médicaux ludiques basés sur le biofeedback pour aider à renforcer les muscles du plancher pelvien et retrouver progressivement un bon tonus périnéal après la grossesse. 

Son utilisation permet de suivre ses progrès, de rester motivée et d’intégrer facilement les exercices de rééducation dans son quotidien.

L’efficacité de cette solution a été cliniquement démontrée, faisant d’Emy une alliée de choix pour accompagner la récupération périnéale en post-partum et favoriser un retour serein aux activités du quotidien.

Lorsque certains symptômes persistent : des solutions pour accompagner votre récupération

Le corps possède une remarquable capacité de récupération après une grossesse et un accouchement. Cependant, cette récupération n’est pas toujours complète.

Il est important de rappeler qu’il n’existe pas de solution universelle. Aujourd’hui, plusieurs approches complémentaires permettent d’accompagner efficacement la récupération du plancher pelvien.

1️⃣ En cas de fuites urinaires

Les fuites urinaires à l’effort figurent parmi les troubles les plus fréquents après une grossesse. Elles surviennent généralement lors d’un rire, d’un éternuement, d’une quinte de toux, d’un saut ou d’une activité sportive.

La rééducation périnéale constitue le traitement de première intention recommandé. Lorsqu’elle est réalisée précocement et de manière adaptée, elle permet à de nombreuses femmes de retrouver une continence satisfaisante.

Dans certaines situations, notamment lorsque les fuites persistent malgré la rééducation, lors de la reprise d’une activité physique ou lorsqu’un soutien complémentaire est souhaité, un pessaire peut également être proposé.

Certains modèles, spécifiquement conçus pour l’incontinence urinaire à l’effort, exercent un soutien ciblé sous l’urètre afin de limiter les fuites lors des augmentations de pression abdominale.

Réversible, non chirurgical et immédiatement efficace chez de nombreuses femmes, le pessaire constitue une option thérapeutique reconnue qui peut être utilisée seule ou en complément de la rééducation périnéale, selon les recommandations du professionnel de santé.

→ Découvrez notre dossier complet consacré à l’incontinence urinaire à l’effort et aux différentes solutions de prise en charge.

2️⃣ En cas de pesanteur pelvienne ou de prolapsus

Chez certaines femmes, la grossesse et l’accouchement peuvent favoriser l’apparition d’un prolapsus, c’est-à-dire la descente d’un ou de plusieurs organes pelviens.

Les symptômes varient d’une femme à l’autre. Ils peuvent associer une sensation de pesanteur, une impression de boule dans le vagin, une gêne lors de la marche ou de l’activité physique, voire certaines difficultés urinaires ou digestives.

La prise en charge repose le plus souvent sur une approche globale : rééducation, conseils personnalisés, adaptation de certaines activités lorsque cela est nécessaire et, très souvent, l’utilisation d’un pessaire.

Contrairement aux idées reçues, le pessaire n’est pas réservé aux femmes âgées ni aux prolapsus sévères. Il constitue aujourd’hui un traitement de première intention recommandé par la Haute Autorité de Santé.

Pendant le post-partum, il peut également contribuer à accompagner la récupération des tissus de soutien, en limitant les contraintes exercées sur des ligaments encore en cours de cicatrisation.

→ Découvrez notre dossier complet consacré au prolapsus et aux pessaires.

Prendre soin des tissus après une épisiotomie ou une déchirure

La récupération du périnée ne concerne pas uniquement les muscles.

Après une épisiotomie ou une déchirure, la vulve, le vagin et le périnée peuvent rester sensibles pendant plusieurs semaines. Tiraillements, sécheresse, inconfort, sensation de tension ou cicatrice douloureuse sont des situations fréquentes au début du post-partum.

Pendant cette période, quelques gestes simples permettent souvent d’améliorer le confort : privilégier une hygiène intime douce, éviter les produits irritants, porter des sous-vêtements confortables, respecter le temps de cicatrisation et consulter en cas de douleur persistante.

Des soins spécifiquement formulés pour la zone intime peuvent également contribuer à hydrater les tissus, à améliorer le confort local et à accompagner le processus naturel de cicatrisation.

Intima Rescue : accompagner la cicatrisation en douceur

Développée initialement par une infirmière pour accompagner les femmes après une épisiotomie ou une déchirure périnéale, l’huile-soin 4-en-1 Intima Rescue est une huile à la texture légère et non grasse.

Formulée pour les patientes en post-partum ayant subi une épisiotomie ou une déchirure périnéale, elle possède des propriétés hydratantes, apaisantes, anti-inflammatoires, antimicrobiennes et cicatrisantes.

Elle aide ainsi à soulager les inconforts, irritations et sensations de sensibilité au niveau de la vulve, notamment dans les périodes de fragilité comme le post-partum, et favorise une cicatrisation confortable et saine.